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Cette page a été mise à jour le  13-12-2012

Ça pousse chez nous : Le chevrier

Suivant les années, le chevrier est cultivé dans notre village de Bazoches les Hautes pour un négociant de Terminiers.

 

La grande aventure du chevrier

Gabriel Chevrier, cultivateur à Brétigny sur Orge dans l'Essonne découvrit par hasard en 1872 un procédé de séchage du flageolet permettant de lui garder sa couleur verte.

La légende veut qu'un beau matin, Mr Chevrier déposa de la paille sur une parcelle de champ où étaient encore des flageolets arrachés. Cinq ou si jours après, il vient enlever cette couche. Les plantes avaient résisté à la privation d'air et de lumière et des cosses ouvertes montrèrent des grains d'un beau vert.

Ces haricots sont verts, car il sont récoltés avant d'avoir atteint leur maturité complète, au cours du séchage les grains produisent une pellicule particulièrement fine. Les grains séchés, une fois cuisinés dégagent un goût très délicat et une digestibilité exceptionnelle.

En fin d'été dans les champs de haricots sont installés des "tontines," sorte de tente d'indien autrefois recouverte de paille, aujourd'hui protégées par une bâche en  plastique  noir qui servent à faire sécher les haricots sur place, à l'abri de la lumière.

 

 

 

 

 

 

 

Monument rendant hommage à Gabriel Chevrier

à Brétigny sur Orge dans l'Essonne

 

Voir aussi le synoptique sur les haricots anciens

Cette culture spéciale des haricots à grain vert ne date pas d'une époque aussi reculée qu'on pourrait se l'imaginer; elle ne remonte guère qu'à trente ans. La première forme apparue qui porte du reste le nom de son obtenteur est le haricot chevrier à grain vert.

L'histoire de la découverte de cette race si appréciée mérite d'être relatée.

Chevrier, un brave cultivateur de Brétigny-sur-Orge, petite localité de Seine-et-Oise, faisait à cette époque, comme presque tous ses voisins, des haricots Flageolets destinés au marché de Paris.

Un beau matin, il déposa de la paille sur une parcelle de champ où étaient encore des flageolets arrachés. Cinq ou six jours après, il vient pour enlever cette couche : les plantes avaient résisté à la privation d'air et de lumière et des cosses ouvertes montrèrent des grains d'un beau vert. Séchées toujours par hasard à l'ombre, les graines conservèrent leur faculté germinative.

Le semis de ces graines effectué l'année suivante donnèrent des haricots que le Père Chevrier (comme on l'appelait à Brétigny) traita en mettant à profit les remarques faites précédemment, et les vendit comme variété nouvelle au prix de un sou la graine.

Chevrier ne profita pas longtemps de sa découverte, car les marchands grainetiers de la région étudièrent bientôt le phénomène de verdissage incidemment révélé et dotaient l'agriculture d'une industrie nouvelle rapidement florissante.

Il est à remarquer que, actuellement, peu de produits maraîchers ont une telle vogue et occupent une surface aussi considérable dans la banlieue parisienne, terre classique de la grande culture maraîchère. Dans la région de Seine-et-Oise, ou il est surtout obtenu, le haricot Chevrier occupe chaque année une surface évaluée en moyenne à 5.000 hectares.

Brétigny est demeuré un des centres de culture, mais la principale production a lieu dans la région d'Arpajon et de Limours.

D'ailleurs, c'est sur les marchés de ces deux dernières villes que s'effectue la vente en gros des stocks disponibles qui se fait actuellement presque exclusivement sur échantillons.

Pendant l'hiver, la population entière des villages est occupée au triage qui est demeuré occupation de la veillée.

La valeur du haricot Chevrier, comme d'ailleurs de toutes les autres races de haricot à grain vert, résidant surtout dans sa teinte verte, bien régulière, il n'est pas possible d'avoir recours aux machines trieuses pour effectuer ce travail; car il convient, non seulement d'éliminer les petits, mais aussi ceux qui offrent une teinte blanche, ou sont tachés ou panachés. Il faut une certaine pratique pour donner à un lot de haricots l'uniformité de grosseur et de teinte sans laquelle on trouverait plus difficilement acquéreur.

Le commerce tient tellement à ce que ce triage soit accompli avec perfection que, le prix de ce travail atteint jusqu'à 6 francs le sac.

A cause des soins qu'exigent ces opérations d'arrachage,de séchage et de triage, la surface actuellement réservée,dans chaque exploitation, à la culture de cette variété, ne dépasse rarement un hectare; il semble bien qu'il en sera encore longtemps ainsi, car on ne saurait trouver le personnel nécessaire à cette culture particulière.