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Cette page a été mise à jour le 09-11-2012 |
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La Conie, rivière de Beauce
A quelques encablures de Bazoches les
Hautes se
trouve une rivière qui agite ses riverains depuis au moins 2 siècles :
la Conie se
dessèche pendant de
longues périodes
puis
connaît des crues
qui perturbent tant la nature que la
santé des riverains (malaria jusqu’en 1900.)
Et tout le
monde accuse tout le monde… Mais c'est une
pratique courante dans la Beauce que de dire une saloperie sur son voisin. Mais
une fois que les "berlauds" sont identifiés et qu'ils deviennent transparents à
vos yeux, il fait bon vivre dans notre plat pays.
Attention pour la Conie, il y avait 2 sources :
la source nord dans les ex marais de
Viabon et la
source sud aux alentours de Patay. La Conie va se jeter dans le Loir.
En Eure et Loir, l'épuisement des nappes
phréatiques assèche la Conie et il ne reste qu’un mince filet d’eau qui glisse
sur un lit d’algues noires. En temps normal c’est la Conie qui se jette dans le
Loir, mais elle est si maigrichonne que le Loir remonte dans son propre
affluent.
La Conie, autrefois, était une des plus grandes frayères à
brochets de la région Centre et il y avait aussi des anguilles, des gardons et
même des truites.
Elle possède aussi 5 moulins à eau qui tournaient jadis. Pour
dire que la sécheresse naturelle et artificielle est un terrible fléau, dans le
passé l’eau coulait si fort dans la Conie qu’un homme n’y tenait pas debout ;
mais aussi celle-ci entraîne le durcissement de la tourbe des marais,
l’effondrement des rives et la chute de plusieurs chênes centenaires. Pour
éradiquer totalement ce problème une prise de conscience des agriculteurs, en
particulier des céréaliers, des collectivités mais aussi des consommateurs,
serait nécessaire pour préserver ce bien si précieux qui est l’eau.
La nappe de Beauce est alimentée par les
pluies.
Environ 500 mm parfois 400 mm par an !
Si les prélèvements des agriculteurs et
autrefois des meuniers sont trop forts, la Conie ne coule plus, car c'est une
résurgence de la nappe de Beauce.
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