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Cette page a été mise à jour le 13-11-2012 |
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Le Pâté de Chartres
Certainement fabriqué dès le XVIIe siècle, le pâté de Chartres doit sa célébrité
à deux pâtissiers du XVIIIe siècle : Philippe, ancien cuisinier du
duc
d’Orléans, et Lemoine, son ancien élève et rival. Les deux maisons étaient
installées à peu de distance, dans l’îlot qui existait jadis à la place de
l’actuelle place du Cygne. Voyant grandir la réputation de son élève, le maître
crut avoir besoin d’un peu de réclame. Il s’adressa alors à un jeune poète et,
dans le journal local, parut sous le titre "La nouvelle philippique" une poésie
signée "par un amateur". Cet anonyme n’était autre que
Collin
d’Harleville, futur membre de l’Académie française, qui écrivit notamment :
"Bien qu’en ma friande
Patrie
Philippe ait de nombreux
rivaux
Dans l’art de la pâtisserie
Jamais Philippe n’eut
d’égaux".
Lemoine se sentant visé
répondit, également en vers. Le "duel culinaire" par poètes interposés dura des
mois !
Ces joutes oratoires ne nuirent pas à la célébrité du fameux pâté, qui atteint
son apogée au XIXe siècle avec le pâtissier Voisin. En 1885, il est lauréat d’un
concours culinaire qui se tient à Paris où il obtient "une médaille d’or de
première classe, à titre exceptionnel, pour l’excellence de ses pâtés de
Chartres". Anatole France évoque le célèbre pâté dans son roman "Le crime de
Sylvestre Bonnard", montrant le vieux savant à son retour d’Italie, reprenant
contact avec la vie française en mangeant "un pâté de Chartres qui seul ferait
aimer la Patrie". Aujourd’hui, sa fabrication n’est plus l’apanage des
pâtissiers, mais aussi des charcutiers.
Le pâté de Chartres se fabriquait autrefois avec un oiseau, le guignard,
migrateur de la taille du pluvier doré qui a aujourd’hui disparu. Perdreaux,
perdrix et alouettes constituaient encore l’élément principal de cette célèbre
production.
Allez, maintenant vous
savez presque tout.... au boulot.
Prendre à poids égal foie
gras frais, noix de veau, filet de porc frais, filet de perdreaux, 2 pâtes
feuilletées, beurre, fond de sauce volaille, cognac.
Hachez le foie gras frais, noix de veau, filet de porc frais pour préparer la
farce. Assaisonnez de beurre, d’un fumet de volaille et d’une composition
d’épices. Dans un moule à manqué placez une pâte feuilletée. Disposez une couche
de farce, des filets de perdreaux désossés et macérés au Cognac, puis une couche
de farce jusqu'à épuisement des denrées. Mouillez le haut de la pâte et
appliquez un couvercle en pâte feuilletée. Pincez les bords. Avec les chutes de
pâte préparez des décorations.
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