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Cette page a été mise à jour le  08-12-2012

 

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1921 Tracteur Tourand-Latil

8 quai Gallieni à Suresnes autrefois dans le département de la Seine et aujourd'hui dans le département des Hauts de Seine

La revue « La Vie agricole et .rurale du , 24 décembre 1921, publiait sous la signature, de M. René Greilsammer, ingénieur agronome, le compte rendu d'essais qui ont eu lieu, le 24 septembre 1921, près de Châteauroux avec un gazogène Cazes, type D. L. 30 à 40 HP, monté sur un tracteur Touraud-Latil tirant une charrue à 3 raies, travaillant sur 1,05 de large et sur 15 centimètres de profondeur.
Dans le même terrain, le même jour, un tracteur identique fonctionnant à l'essence minérale tirait une charrue à 4 raies à la même vitesse.
Les essais ont porté sur le temps employé, la consommation de charbon et d'eau et l'observation de la marche du moteur.
Il serait trop long de rapporter par le détail toutes les conditions de ces essais comparatifs ; mais nous croyons devoir reproduire ci-dessous intégralement, les conclusions qui se dégagent de l’expérience.

Conclusions : Les chiffres indiqués plus haut montrent que la consommation de charbon de bois d'un tracteur de 35 HP, monté avec gazogène Cazes est de 52 kilogrammes par hectare au maximum. Le charbon de bois étant acheté sur place 0 fr.22; le kilo, représentait une dépense de 11,45 Fr. de combustible à l'hectare.
Dans les mêmes conditions de travail, le moteur consomme 40 litres d'essence, à l'hectare, soit 72 Fr. environ.
L'économie réalisée apparaît ainsi a 60 Fr. par hectare environ.

En d'autres termes le coût du combustible pour le tracteur marchant au gaz pauvre, est de 6 à 7 fois moins élevé que pour le même tracteur marchant à l'essence.
Il est à remarquer que le charbon de bois est souvent obtenu à un prix plus avantageux encore; qu'en particulier, aux colonies, ce combustible peut être obtenu à un prix infime, ce qui 'permet d'envisager désormais un développement illimité de la culture mécanique dans ces pays.

En conséquence, il n'est pas exagéré de dire que la marche du gaz pauvre résout pour la culture mécanique le problème du carburant à bon marché et que ce combustible est appelé à remplacer peu à peu l'essence et le pétrole pour nos tracteurs agricoles.
Cette marche peut être obtenue dès maintenant sur les appareils existants sans modification au moteur par la simple adjonction d'un gazomètre relativement peu encombrant (un mètre cube) et d'un poids modéré (400 à 500 kilos)
On peut se demander si cette économie importante se maintiendrait au cas où les combustibles reviendraient aux prix d'avant- guerre. La question ne se pose pas pour les colonies où la marche du gaz pauvre permet d'utiliser un combustible d'un prix de revient presque nul, produit sur place ; elle est susceptible d'une réponse affirmative pour nos pays également, puisque, avant la guerre, l'essence valait 0 fr. 40 le litre et le charbon de bois O fr. 05 le kg (en forêt de Compiègne).
Le prix de revient du combustible consommé par hectare est dans ces conditions de 16 fr. environ pour l'essence et 2 fr. 50 pour le gaz pauvre, -soit encore 6 à 7 fois moins ou 85% de diminution environ, c'est-à-dire; le même rapport qu'actuellement.
On voit donc que la marche au gaz pauvre est appelée à prendre un développement durable, pour les tracteurs agricoles et, par extension, pour les camions et autres véhicules automobiles, car elle permet d'utiliser un combustible économique existant partout sur notre sol et aux colonies, et que c'est là véritablement le carburant national destiné à donner un essor nouveau , à la culture mécanique.