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labours, moissons et battages en 1789 |
C'est où le moulin de Chauffour ? Évolution de la coiffe beauceronne Ça s'est passé près de chez nous Quel temps fait-il chez nous ? Cette page a été mise à jour le 06-11-2012 |
![]() Calendrier du Fermier ou Instruction, mois par mois, ƒur toutes les opérations d'Agriculture qui doivent ƒe faire dans une Ferme. Traduit de l'anglois M DCC LXXXIX Janvier Du battage Dans le battage des grains & légumes, l'économe(1) doit avoir ƒoin de proportionner le nombre de ƒes batteurs à ƒes beƒtiaux, pour qu'ils aient toujours de la paille fraîche. Il doit ƒuivre de près ƒes batteurs, ƒurveiller leur travail, & ƒurtout leur probité : car il peut perdre beaucoup ƒi la gerbe n'eƒt pas bien battue, ce qui arrive ƒouvent ; ces gens étant à leur tâche, battent le plus facile, & lient enƒuite les pailles avec moitié grain dedans. Cette manière de voler étant très facile, le maître doit les veiller de très-près, aller à ƒa grange pluƒieurs fois par jour, & auƒƒi ƒe trouver le ƒoir ƒur le chemin des batteurs, pour voir s'ils n'emportent pas de grain ; mais ƒurtout y venir toujours à l'improviƒte. Une pareille attention rendra à la fois ces gens honnêtes, quand ils auroient eu l'intention d'être coquins ; au lieu qu'un maître indolent qui n'y regarde pas, rend fripons les gens les moins enclins à la devenir.
(1) Econome, dans le cours ce cette ouvrage, dit tantôt le cultivateur, tantôt l'économe, & ƒouvent le fermier, il faut ƒavoir qu'on appelle en Angleterre, tout ƒeigneur qui fait valoir, gentilomme, & il n'en eƒt que plus eƒtimé.
Février Du fumage des Bleds en hiver Ce mois-ci eƒt auƒƒi le temps de mener des engrais ƒur les bleds, comme cendre, ƒuie, chaux, fiente des pigeons, terreau ou fumier de lapin de clapier, & beaucoup d'autres engrais conƒommés, que l'on a dans le voiƒinage des villes ; ƒi toutefois il gele. C'eƒt
un bon principe de pratique, que cette méthode en agriculture, ƒurtout ƒur des
bleds qui n'ont pas été fumés ; mais il faut calculer que la dépenƒe n'excede
pas le profit, & ƒonger que parmi tous les engrais que nous venons de citer, les
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Novembre Du battage Sitôt que les beƒtiaux ƒont rentrés à l'étable, les batteurs doivent être mis à l'ouvrage, pour pouvoir leur fournir de la paille fraîche tous les jours ; il faut pour cela que le nombre des animaux ƒoit proportionné avec la quantité de paille que l'on a récoltée, & il faut auƒƒi ne mettre que le nombre de batteurs néceƒƒaires, pour qu'il y ait des litières juƒqu'au printems, ƒurtout ƒi l'on n'eƒt pas à portée d'une ville pour en acheter quand on en manquera. Décembre Du battage Voici le mois où l'on doit commencer à faire battre les grains, ƒans diƒcontinuer tout l'hiver, pour que les beƒtiaux ne manquent pas de paille, Les fermiers intelligens qui engraiƒƒent des beƒtiaux commencent toujours par faire battre la plus mauvaiƒe paille, pour qu'en avançant dans l'hiver, les beƒtiaux en trouvent journellement de meilleures. Par exemple, la paille de bled étant la plus mauvaiƒe, on doit commencer par là ; enƒuite l'avoine , l'orge, & enfin, l'avoine ou l'orge, avec laquelle il y aura eu du trèfle de ƒemé, qui eƒt la meilleure de toutes, & préférable au foin pour tous les beƒtiaux. Les fermiers ne peuvent mettre trop de ƒoin à bien choiƒir leurs batteurs, car ƒi ces gens ne ƒont pas honnêtes ou adroits, ils y perdront beaucoup ; ils ne battront pas à fond, laiƒƒeront du bled dans la paille, ou s'ils veulent en emporter, ils en mettront journellement dans leurs poches, aux heures de leurs repas, ou en cacheront dans des trous à portée de la grange, où ils viendront la nuit le chercher ; le bled eƒt auƒƒi tentant à voler pour ces gens-là, que l'argent. La pareƒƒe parmi ces gens n'eƒt pas moins nuiƒible aux cultivateurs ; car il y en a qui ne donnent que deux ou trois coups de fléau ƒur chaque gerbe pour avoir le plus facile, & laiƒƒent, par ce moyen, la moitié de grain dans la paille ; c'eƒt une perte immenƒe pour le fermier, s'il ne veille ƒes batteurs de près, s'il n'examine pas la paille avant qu'elle entre dans les rateliers. C'eƒt au point que dans une ferme très conƒidérable, je conƒeillerois au fermier d'avoir un homme accupé uniquement à veiller les batteurs, il le regagneroit bien à la fin de l'année. L'importance de ces détails, la fatigue de cet ouvrage pour les hommes, qui même eƒt mal-ƒain, fait bien regretter qu'on n'ait pas pouƒƒé plus loin les recherches que l'on a faites, pour trouver une machine pour battre les grains. Il a été préƒenté à la Société de Londres, un moulin à cet effet, dont on a fait l'eƒƒai en grand ; mais cette machine étant revenue à ƒept ou huit louis, eƒt au-deƒƒous des facultés d'aucun fermier, & n'a pas rempli le but. Il feroit bien à deƒirer que cette Société, qui eƒt animée de ƒentiments ƒi patriotiques, faƒƒe de nouvelles recherches à cet égard, & excite l'émulation des méchaniciens, pour trouver une machine ƒi utile à l'humanité. |
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